Arrière-salle
Arrière-salle
Je rêve de paysages qui n’existent pas. Ils m’apparaissent comme des échos déformés de lieux autrefois traversés. Ces endroits sont ancrés dans mon inconscient et me reviennent fréquemment. Ils s’imposent à moi dans une temporalité incertaine.
Souvent, les chemins qui y mènent m’échappent. Alors, je me mets à rêver du souvenir que j’en garde. Un souvenir qui parfois se métamorphose en un lieu inédit, offrant un nouveau territoire à explorer.
Tout se mêle, tout s’égare. Seule persiste une sensation tenace qui m’envahit au-delà de ces rêves. Le sentiment d’avoir exploré un territoire enfoui en moi. « Derrière toute caverne, une autre caverne plus profonde. Un monde plus vaste, plus étranger, plus riche, par-delà une surface, un arrière-fond d’abîme derrière tout fond, derrière toute fondation. »*
* Nietzsche, F. (1886). Par-delà bien et mal. Flammarion

